Jasmin Schnider // Arnold Böcklin // La ruine au bord de la mer

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Elle m’a promis que je peux lui rendre visite aujourd’hui! Je ne peux pas le croire! C’était la meilleure soirée de ma vie que j’ai vécue jusqu'à maintenant! C’était incroyable! Incompréhensible! Invraisemblable! Inexplicable! Mystérieux! Merveilleux! Onirique!

J’ai été invité à un bal et mon accompagnatrice devait aller chercher sa cousine. Comme ça nous étions allé chez elle en le coche. Ma compagne m’avait donne le conseil de ne pas tomber amoureux de sa cousine, parce qu’elle était déjà promise à un brave homme. Mais, si je dois être franc et honnête, cette remarque m’était égal. J’ai été pris à la vue d’elle, comme elle a coupé le pain pour ses frères et sœurs ; quelle grâce! Dans la carrosse elle m’a envoûté de ses mots et des rayons qui éclataient de ses yeux. Au bal, je n’ai pas pu attendre de danser avec elle, car elle planait sur la piste de danse comme une elfe. C’était le plus beau sentiment; tenir la plus belle créature dans mes bras! Mais tout à coup un orage a éclaté, et je me suis rappelé une ancienne histoire que j’avais lue il y a longtemps:

Il était une fois une jeune fille, Anne, qui était très riche, belle, intelligente et amoureuse de Jean, un servant de l’oncle d’Anne. Comme cela, les deux ne pouvaient pas être ensemble, mais ils ne se quittaient pas des lieux; toujours quand c’était possible, ils se rencontraient dans une ruine. Cette ruine était au bord de la mer, en Bretagne, près de Perros-Guirec, à la Côtes-d’Armor. Cette ruine était située sur un brisant pas très haut mais raide. On ne pouvait plus dire quelle sorte de bâtiment cela avait été avant le délabrement ou la destruction. Car il n’existait plus rien sauf quelques murs. Peut-être que c’était la mer qui avait détruit cette maison. Ou le temps des siècles était la raison de la désagrégation de ce manoir. On ne le savait pas. Peut-être que c’était un petit château d’un petit prince qui était très timide, ou une maison de vacances d’une famille riche qui allait là-bas tous les étés. Tout était possible. Mais, de tout façon, le couple se rencontrait là. Le bâtiment n’existait plus entièrement et cela depuis longtemps; des arbres différents avaient grandi dedans, là où par avant les habitants de cet immeuble avaient vécu.

Le 30 avril Anne et Jean sont rencontrés dans la ruine. Anne avait préparé un pique-nique à cause du beau temps qu’il faisait. Elle n’avait pas pu attendre de revoir son Jean ; elle ne se pouvait pas imaginer une vie sans lui. Anne avait vraiment besoin de lui, quand elle n’allait pas bien, Jean était la seule personne dans tout le monde qui pouvait la encourager. Jean se sentait seulement bien si elle était chez lui; chaque fois qu’il l’avait vu c’était comme mourir et ressusciter au même instant. Tous les deux se réjouissaient du qu’ils se reverraient.

Ils étaient assis sur un reste du mur de la ruine, mangeaient le pique-nique (c’étaient des fruits comme des pommes, des bananes, des figues, des raisins, des mangues, des oranges et des fraises), dialoguaient et se regardaient amoureusement dans les yeux ; mais soudain des nuages se sont formés, des airs se sont brassés et un orage s’est élevé.

Pendant le même temps trois sorcières se prêtaient pour la nuit. La nuit du 30 avril au 1er mai est une nuit très spéciale, car cette nuit c’est la fête de la fécondité qui s’appelle Beltaine. Mais aujourd’hui on l’appelle « Waldburgisnacht ». Le lieu du rendez-vous de ces trois sorcières était la même ruine où le couple qui attendait la fin de l’orage s’était caché dans un petit antre. Anne avait eu peur à cause des éclairs gigantesques et du tonnerre beuglé. Les feuilles des arbres bruissaient horriblement parce que le vent était énormément fort et les oiseaux crissaient fracassament. Les vogues, déclenchées par le vent, giflaient contre les rocs du brisant et l’embrun arrosait hautement.

Les sorcières sont arrivées quand l’orage n’avait pas encore obtenu le maximum; elles ont fait un feu magique (qui brûlait malgré la pluie) et ont récité des formules magiques. Ces formules étaient pour les jeunes amoureuses; pour ceux qui n’osaient pas parler avec leurs flammes, ou bien pour des étrangers qui ne se connaissaient pas encore mais qui étaient destinés de tomber amoureux ; tout court pour tous ceux qui voulaient recevoir le bonheur ou bien leur amour de la vie. Comme ça les formules ont fait effet aussi à Anne et à Jean; dans la tanière les deux se rapprochaient lentement et commençaient à se baiser et caresser…

Quand l’orage arrivait au maximum, le rituel des sorcières et le couple y étaient aussi.

Peu de temps après la tempête faiblit, les nuages se sont gauchis, le vent a baissé, la pluie s’est arrêtée, les oiseaux se sont calmés, les vogues se sont défroissées et les éclairs et le tonnerre ont été plus loin; les sorcières ont remarqué le couple dans la caverne et sont volées d’un air content à la maison; Anne et Jean se sont endormi.

Pendant l’orage je pouvais baisser sa main ; elle était tout fine! J’aimerais bien être Jean, et qu’elle soit mon Anne. Maintenant j’ai besoin de peindre.