Sara Shokry // François Diday (1802-1877) // Chemin du Grimsel à la Haudeck (1873)

Description de l’oeuvre J’aimerais commencer par une description de l’oeuvre car je pense qu’il y a beaucoup de détails dans cette image dont on prend conscience seulement si on l’observe bien. On se trouve dans un paysage avec des montagnes et en se souvenant du titre de l’oeuvre, j’ose prétendre qu’il s’agit de la Suisse. Ce qui domine dans cette image c’est la petite forêt qui se trouve au milieu. Il y a aussi des souches d’arbres, un bosquet et plus à droite un roc, dépourvu d’arbres. A gauche, on voit très bien le ruisseau qui coule entre des rochers ainsi qu’un pont étroit vers la petite forêt. Au fond de tout cela, il y a une chaîne de montagnes. Elles forment des petites vagues à cause des nuages qui les couvrent. Mais tout au fond à droite, le ciel s'éclaircit et on peut reconnaître les sommets des montagnes. En passant au premier plan, on découvre deux hommes, l’un est à cheval et l’autre à pied, accompagnés d’un chien. Ils se trouvent juste au devant de la petite forêt et ils sont en train d’y entrer. Les couleurs de l’image sont prises de la nature : il y a beaucoup de vert, brun, gris, bleu et pas de couleurs très agressives. L’oeuvre est bien délimitée d’un cadre d’or.

Interprétation Maintenant j’aimerais vous raconter pourquoi j’ai choisi cette image. Ce tableau du paysage aux montagnes est une image intemporelle. Même si François Diday l’a peinte en 1873, je ne crois pas que le paysage ait beaucoup changé. Il y a quelque chose d’éternel qui me plaît. Au contraire de cette immobilité temporelle, je sens un mouvement naturel dans l’image. En observant le ruisseau, j’ai l’impression qu’il coule et coule ; l’eau me paraît vive et forte. L’homme à cheval et l’homme à pied avec le chien sont eux-aussi en mouvement. Et même les arbres paraissent bouger parce qu’ils se penchent à gauche à cause du vent. Tout ces éléments de mouvement ont l’effet d’une certaine tension. Je suis fascinée aussi du ciel qui s’éclaircit, ce qui rend le paysage moins ténébreux. Les nuages lugubres sont déplacés du soleil, cela déclenche un sentiment d’espérance et de confiance. Tous le plans et les niveaux différents créent une profondeur spectaculaire. En regardant intensément cette image, j’ai l’impression que je me trouve là, entre le ruisseau et les rochers. Je m’imagine la vie là-haut dans les montagnes. La nature est très sauvage, la vie n’est pas facile. Le temps est la chose la plus importante pour survivre, les hivers sont très dures.

Mais de l’autre côté, il y en a aussi quelque chose de patriotique dans ce paysage montagneux. Cela me rappelle un jour où j’étais petite et que je suis allée avec ma grand-mère à Engelberg où elle est née. J’étais fascinée de ces montagnes immenses. Tout de même, le paysage dans l’oeuvre de Français Diday me semble très idyllique et je pense qu’il a peint un endroit très typique de la Suisse. Oui, c’est ce qui me plaît : on peut regarder le paysage et s’imaginer être là, les yeux errent sur l’image et chaque spectateur a ses propres sentiments en contemplant la nature.